Le songe d’une nuit d’été

La pièce et l’histoire

 

Œuvre de jeunesse de William Shakespeare écrite en 1596, Le Songe d’une nuit d’été est la seule pièce fantastique de l’auteur avec La tempête. Aussi populaire que Roméo ou Juliette, Hamlet voire Macbeth et Othello, elle est avant tout une comédie légère, une fantaisie féerique dans laquelle le monde des humains et le monde des esprits vont s’effleurer, se confronter et se comparer.

Quelques jours avant les noces de Thésée, la forêt d’Athènes est le lieu d’un grand désordre. Hermia, refuse le parti qu’on lui destine, s’enfuit avec son bien-aimé Lysandre mais elle est poursuivie par Démétrius, le parti en question. Celui-ci est poursuivi par Héléna qui lui voue une adoration sans limite. Entre temps, Obéron roi des Faunes s’emploie à se venger de sa maîtresse, Titania, la reine des fées, en ordonnant au lutin Puck de lui rapporter un filtre d’amour. Ce dernier en profite pour charmer les jeunes amants mais ne réussit qu’à créer davantage de confusion. C’est alors qu’une troupe d’artisans répète dans la même forêt une pièce pour les noces du roi. L’un d’entre eux, Nick Bottom, changé en âne par le fantasque Puck, devient par inadvertance l’objet d’amour de la reine des fées envoûtée mais tout rentrera dans l’ordre et chaque personnage ensorcelé aura oublié cette nuit folle, ce soi-disant rêve étrange. On peut alors assister à la fameuse pièce, une farce tragique choisie par Thésée pour être jouée devant toute la cour des Athéniens.

Le songe d’une nuit d’été est une Comédie romantique, burlesque et fantastique. Dans cette pièce merveilleuse on est envoûte par ces fantaisies du désir amoureux et du fantasme, par cette forêt des troubles, des renversements, de la folie des sens et des égarements de la raison sans oublier une dérision, un ridicule, une hilarité à chaque coin de scène qui atteint son paroxysme lors de la fameuse représentation de « Pyrame et Thisbé », satire de Romeo et Juliette et sommet du répertoire théâtral. Chacun en prend pour son grade, autant les petits que les puissants. Où commence la vie ? Où s’arrête le théâtre ? La vie n’est-elle qu’un songe, qu’une illusion ? Qui prône la sincérité des sentiments ? Ce tourbillon d’intrigues et de mises en abyme n’empêche nullement le jaillissement de la vie sous toutes ses formes.

Le songe d’une nuit d’été est du théâtre populaire, sans nul doute dans une langue riche, énergique et poétique à souhait. C’est une pièce inclassable où le merveilleux le dispute au comique. C’est une méditation sur les pouvoirs du rêve et de l’imagination. Pour Shakespeare tout semble représentable y compris le magique et le surnaturel. Le songe est un conte lumineux entre réel et rêve où la réflexion majeure se porte sur la sincérité et la fidélité de l’amour. C’est un puissant révélateur de la fragilité des sentiments humains. C’est enfin un hommage à l’illusion et au jeu théâtral.

 

Le Songe à Gavarnie : Une évidence naturelle

 

La pièce s’adapte d’autant plus à l’ environnement superbe et grandiose du plateau de la Courade au pied du cirque de Gavarnie. Le succès du travail entrepris l’an dernier sur l’aspect végétal et minéral dans La Belle et la Bête (Paysages sublimés par la lumière ; rochers, sentiers, versants arborés devenant des espaces de jeux à part entière) a convaincu les responsables artistiques de continuer dans ce chemin qui plus est en choisissant une pièce dont l’action principale se passe dans une forêt et qui plus est, la nuit.

Costumes et scénographie seront en accord avec le milieu naturel en particulier dans le monde féérique. Comment faire apparaître le monde invisible des esprits ? Puck, Titania, Obéron ne sont-ils pas les ombres des humains ? L’intrusion du monde magique des fées dans le monde rationnel des humains est permise par l’arrivée de la nuit, domaine du rêve et de l’incertitude. Le travail sur la lumière sera d’autant plus essentiel cette année. La La végétation jouera aussi son rôle. L’antre de Titania sera en harmonie avec l’élément naturel, la fleur magique dont le suc aveugle les êtres n’est-elle pas à l’image de cet iris unique et fragile qui pousse sur les versants du plateau de la Courade ?

Une direction sera prise également pour les personnages des artisans dont le jeu et la physionomie s’apparenteront à l’univers du clown théâtre (demi-masque et tenue plus burlesque) afin de renforcer leur naïveté, leur innocence mais aussi leur sincérité dans l’effort.

 

La distribution

 

 

 

Bruno Spiesser
Thésée et metteur en scène

Après le conservatoire d’Art dramatique à Toulouse de 1985 à 1988 et un passage dans l’Education Nationale en tant que professeur d’histoire et animateur de Théâtre, il crée la compagnie du Théâtre Fébus dans les Hautes-Pyrénées en 1996. Il a à son actif plus de trente spectacles montés avec sa compagnie. Il travaille également avec le Théâtre du Gaucher de Pau, le Théâtre de La Bulle et L’Or bleu de Tarbes. Il joue en autres les Don juan de Schmitt et Topor, Znorko dans les Variations énigmatiques, Jacques dans Jacques le Fataliste de Diderot… Il écrit et met en scène Piaf ma Frangine, Ma guerre en Espagne. Dernièrement il a joué Paulino dans Ay carmela.
Il est responsable du festival de Gavarnie depuis 2007.

 

 

 

 
Yolande Cazenave

Yolande Cazenave
L’artisan Quince et Amazone

Spécialisée avant tout dans l’art du clown, elle travaille avec Hélène Simonet Cinque, (Cie l’instant d’une résonnance), Maria Aguirre (Cie Pil-Pil), Sophie Poulain ( Ass. Terre de clowns), Marie Gallot (Cie des rivages), Gilles Padiès (Cie du bout du nez), Michel Vergnes (Ass. La petite pierre), Hervé Langlois (Cie royal clown), company), Natalie Avondo (clowns pour de rire). Au théâtre, elle travaille avec Raoul Gomez (Théâtre de la Baraque) et Thierry Lutz (Tam Tam Théâtre), en théâtre de rue avec Hervée de Lafond et Jacques Livchine (Théâtre de l’Unité). Elle est à l’origine de la création de la Brigade d’intervention théâtrale de Pau (La Bit). Elle est clown dans les compagnies les Petits mouchoirs et Moisson clown.
1ère participation à Gavarnie.

 

 

 

 
Eric Durand

Eric Durand
Lysandre et Faune

Ses formations sont axées sur le théâtre de masque complet et la commedia dell’arte. Il travaille à Lille pendant 12 ans avec metteurs en scène et chorégraphes qui le dirigent dans des créations diverses (Roméo et Juliette et Hamlet, Haute surveillance, Dans la solitude des champs de coton, Petit boulot pour vieux clowns, Une ombre au tableau, La mare au diable, Chroniques des jours entiers, des nuits entières, Zoo story), collabore avec le Centre Chorégraphique National à Roubaix, réalise un spectacle dans le cadre du festival Piano de l’Orchestre National de Lille : Golden Vanity de B. Britten, met en scène un programme dédié à Mozart et dirige la mise en scène de l’opéra contemporain : Villa des Morts, variations sur le repli. Il créé la compagnie décomposée en 2000 et est installé depuis peu dans les Hautes-Pyrénées.
1ère participation à Gavarnie.

 

 

 

 
Marc Lallement

Marc Lallement
L’artisan Bottom et Faune

Après le cours Florent, l’American Center, la Belle de Mai à Paris, et divers stages dont les derniers en date avec Natalia SVEREVA de l’Ecole Nationale de Russie et Solange Oswald du Groupe Merci de Toulouse, il se réalise dans différentes créations au sein du Théâtre Tarbais Hétéroclite et Campagnard en tant que comédien ou metteur en scène. En 2004, il créé la Cie l’illustre Corsaire à Tarbes (Le Mariage Forcé, La Cigale et le lion, L’Île au Trésor). Il joue La nuit de Valognes, La Mouette (Or bleu), Le Misanthrope (La Bulle) Boîte à clowns (Théâtre du Jeu), Larrey (Improsteurs), Dream Life (Jolies choses), L’avare (Odyssée), La dame et la licorne (Explorateurs, L’empereur et et le rossignol (Dame de Pique)…
1ère participation à Gavarnie.

 

 

 

 
Christine Serres

Christine Serres
Hippolyte et Titania

Après des études de théâtre au cours Florent, elle travaille avec Carlo Boso (Paris), Mauricio Celedon (Aurillac , Chalon), Jean Louis Heckel (Nada Théâtre) au théâtre des Ulis dans le cadre du Groupe des vingt théâtres en île de France. Elle crée la compagnie Groupe 18
(Représentations à la cartoucherie de Vincennes et à la maison des métallos Paris). Elle participe aux créations de la compagnie Les pieds dans l’eau de Violette Campo (Le malade imaginaire, Roméo et Juliette, Une ardente patience). Elle mène aussi un travail de recherche avec Solange Oswald (Groupe Merci). Elle fait des lectures jeune public pour le Parvis (scène nationale de Tarbes).
1ère participation à Gavarnie.

 

 

 

 
Nathalie Lhoste-Clos

Nathalie Lhoste-Clos
L’artisan Snug et Fée et Amazone

Comédienne professionnelle depuis une vingtaine d’années. Elle travaille sur des créations originales, des textes contemporains et classiques avec différentes compagnies dans les Hautes-Pyrénées et Gers : le Théâtre de la Bulle, Théâtre Fébus, La boite à Jouer, la Cie des Jolies Choses, la Cie des Doigts dans le nez, la cie des Improsteurs…Divers stages et formations sont venus enrichir ses années de travail ( Natalia Svereva, Claude Roche, Thierry Heindericks ), formation théâtre clown ( Bataclown, Martine Dupé ) et travail sur le conte avec entre autres : René Martinez, Alberto Garcia Sanchez, Hassan Kouyaté, Michel Hindenoch, Kamel Guennoun…
3ème participation au festival de Gavarnie.

 

 

 

 
Rosalie Batantou

Rosalie Batantou
L’artisan Starveling et l’Elfe.

Comédienne des Pyrénées-Atlantiques. Elle a travaillé avec Nathalie Pernette (Danse contact), Toméo Verges ( Corps en action) , Emmanuel Vacca et Philippe Hottier ( mime), Dominique Théas (chant), Catherine Hubeau (voix). Formée au théâtre à la compagnie Tam Tam de Pau, elle participe aux spectacles de Thierry Lutz (Alice, La galigai, Hansel et Gretel, A qui perd gagne, Bakou et les adultes, Matca la source, Méchant….) mais aussi de Violette Campo et la Cie Les pieds dans l’eau (Le livre dans tous ses états et nettoyage impeccable), Léandre Arribes et la Cie Le Lieu (Chantiers de Gurs) et Frédéric Fuertes.
1ère participation au Festival de Gavarnie.

 

 

 

 
Monique Huet

Monique Huet
Egée, l’artisan Snout

Elle se forme avec G Dangiome du conservatoire de Nice, Natalia Zvereva du Gittis théâtre de Moscou, La Cerisaie de Lectoure, Le Bataclown , et la Cie du Passeur. Elle participe aux Festivals d’Avignon, d’Aurillac, d’Aoste en Italie, Elle fait des tournées en Allemagne, en Russie, au Maroc. Avec le Théâtre Fébus elle joue Piaf (Piaf ma frangine), avec Le théâtre de la Bulle Arsinoë (Le Misanthrope), Hélen (Love) mais aussi la mère supérieure (Maria Républica) Mme Sartie (La vie de Galilé), l’Oiseau (Prevert), Pasquinot ( Les Romanesques), Mouch ( Le secret de la Lézarde). Elle créé le théâtre de la Bulle, la Cie des Improsteurs (théâtre d’improvisation et la Cie les doigts dans le Nez (théâtre clown).
3ème participation au Festival de Gavarnie.

 

 

 

 
Guillaume Desmarchelier

Guillaume Desmarchelier
Démétrius et Faune

A suivi sa formation à l ‘école des Enfants terribles (Paris). A travaillé sur plusieurs spectacles classiques : Léonie est en avance,( Feydeau), l’Impromptu de Versailles (Molière) et contemporains : J’aime beaucoup ce que vous faites (C. Greep) et Facteur humain (Thierry Janssens). Fait une tournée en Inde, Cambodge, Thailande, Nouvelle Zélande,et USA avec un spectacle Jeune public. A également travaillé sur la méthode Actor’s studio en effectuant des stages à l’H B studio à New York et à Paris. Installé à Tarbes depuis 2ans. Il collabore avec Frédéric Garcés (Théâtre des Odyssées) et joue dans plusieurs de ses spectacles comme l’Avare ou Le bal des maudits,(adaptation de l ‘oeuvre de Molière) et le journal d’un fou (N.Gogol).
1ère participation à Gavarnie.

 

 

 

 
Sophie Burgué

Sophie Burgué
Héléna et Fée

Diplomée de l’Ecole du Mimodrame Marceau de Paris, elle se forme à la danse (contemporaine, classique, kathakali, africaine) tout en pratiquant l’acrobatie et le mime corporel. Elle joue dans quelques pièces en tant que mime, danseuse ou comédienne à Paris ou Dijon, elle se forme  au théâtre en atelier notamment en stage au Théâtre du Soleil.
En 2009 elle rejoint « le Théâtre de l’Echiquier » durant deux ans, elle jouera notamment le rôle d’Antigone, Molière, Ionesco, Feydeau et donnera des ateliers à Jurançon aux enfants et adolescents. En 2011, elle part se former en théorie musicale et chant durant un an au CIAM de Bordeaux puis revient à Pau et travaille entre autres pour la compagnie « Les petits mouchoirs ».
1ère participation à Gavarnie.

 

 

 

 
Frédéric Garcès

Frédéric Garcès
Puck et Philostrate

Il découvre le théâtre par la Commedia Dell’arte. A Marseille, il collabore avec Agnès Del Amo, s’inspirant du travail de Kantor, Artaud, Maillet et le théâtre-opéra, découvre le clown et l’art du masque balinais avec F. Cervantes et C. Germain. A Paris, il intègre l’école Les Enfants Terribles ( M. Leroux, M. Lopez et F. Eberhard). Il travaille Courteline ( Rajon) et Strindberg (Boulay) . Il écrit La Postérité des Asticots puis s’installe à Buenos Aires, collabore avec Y. Marc, H. Isaacs, A. Iriarte et J-C Cotillard dans le théâtre du mouvement, de la danse, du chant, de la fabrication de masques, de l’improvisation et du burlesque. A son retour il s’investit dans la mise en scène en adaptant « Le journal d’un fou » en 2012 puis l’Avare avec sa compagnie des Odyssées.
1ère participation à Gavarnie.

 

 

 

 
Lionel Sabattier

Lionel Sabattier
Obéron, L’artisan Flute

Il débute sa carrière au sein de la Troupe Kukubtitxo (formation de marionnettiste) puis avec les Troubl’Amours (musique, conte, théâtre de rue : France, Italie, Maroc). Il collabore avec Christian Mazzuchini, Serge Valletti, Michèle Guigon, Jean-Louis Lorente. Pour La Compagnie Théâtre Fébus, il joue Momo dans Toréadors de Jean-Marie Piemme en 2012 et crée Les Bêtes Sauvages,et met en scène Ay carmela (spectacle dans le noir sur le thème de la guerre de 14/18). Pour le Festival de Gavarnie, outre son poste d’assistant à la mise en scène depuis 2011, il joue Lignière et La Duègne dans Cyrano, Charles IX dans La Reine Margot, Clopin dans Quasimodo, et Don Gormas dans Le Cid et la bête humaine dans La belle et la bête.
6ème participation au festival de Gavarnie.

 

 

 

 
Elsa Beigbéder

Elsa Beigbéder
Hermia et fée

Après un diplôme de maquilleuse à Aix en Provence et une pratique de la danse moderne et contemporaine, elle s’installe en 2003 dans les Hautes-Pyrénées pour travailler dans de nombreuses compagnies théâtrales en tant que maquilleuse, danseuse et comédienne. A Pau avec les compagnies Dame de Pique et Théâtre du Gaucher, à Argelès-Gazost avec la compagnie du Tétralyre et le Théâtre Fébus, à Tarbes avec le Théâtre de la Bulle, Le Baluchon, Les Improsteurs, Les Electrons libres et la compagnie des Odyssées ; à Bagnères de Bigorre avec les Brouches.
2ème participation à Gavarnie après La Belle et la Bête en 2013.

 

 

Emma Spiesser Emma Spiesser

Jeune fille de 16 ans. Prend des cours de chant Lyrique et des cours de Flamenco.
6ème participation au festival

Véronique Strub
Costumière

Après un parcours professionnel riche et varié (psychomotricienne, enseignante à l’école de psychomotricité, chargée de mission pour un salon médias, assistante sons et vidéo, directrice animatrice de centre de vacances, éducatrice sportive, monitrice delta, …) elle se lance dans la couture : une passion qu’elle cultive depuis toujours. Dernièrement elle a participé aux fêtes médiévales d’Arras en Lavedan et de Montaner (2005-2006). En 2012, elle reprend une formation en costumes historiques et en costumes sur mesures. Elle crée son entreprise « Sympatarobe » basée à Arras en Lavedan et participe au Festival de Gavarnie depuis trois ans.

 

 

Caroline Laroche
Costumière, habilleuse, créatrice textile

Caroline obtient son diplôme des métiers d’art option costumier réalisateur à Dole (Jura) en 2011. Durant ses études, de nombreux stages lui permettent d’intégrer l’envers du décor de la création scénique : elle passera ainsi plusieurs mois au théâtre du Capitole de Toulouse, au Théâtre National de Prague et sur le tournage de Vénus Noire, création cinématographique d’Abdellatif Kechiche.
A la fin de son cursus scolaire, elle traverse l’Atlantique afin de passer trois mois en tant que stagiaire professionnelle aux ateliers de costumes des Grands Ballets de Montréal.
A son retour, début 2012, elle devient habilleuse pour le Parvis, scène nationale de Tarbes, et crée son auto-entreprise afin de travailler en tant que costumière pour les compagnies locales.
Ainsi s’enchaînent les créations pour la compagnie des Electrons Libres, les Nezbulleuses, L’Or bleu, l’Illustre Corsaire, Digital Samovar. En parallèle, des particuliers font appel à elle pour des créations textiles sur mesure.